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Archive for the ‘La blogosphère en parle’ Category

 

 

 

Source : Muzulmans.fr

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Quand la France, toutes analystes de sociologie et autorités confondus, se questionne sur les raisons réelles des violences urbaines signées par toutes les communautés banlieusardes, elle ne constate pas les pires plaies et souffrances de ce petit peuple relégué loin des feux de la rampe. Elle ne relève pas les disparités entre les communautés dont la citoyenneté des uns dépasse celle des autres. Elle ne voit pas les sources de frustrations et les plaies qui allaitent, de sève nourricière, les séditions des oubliés du ghetto.

Les différences de traitement des victimes de violence, pourtant justiciables d’une même république, condensent les colères qui éclatent le jour où une autre goutte, de plus et nouvelle, vient faire déborder les vases en tensions sociales. L’incivilité est bien là où on ne la diagnostique pas. L’autisme pour des malheurs communs est la pire surdité de ceux qui refusent d’entendre.

Dans l’affaire de Rudy, membre d’un gang, ayant participé à des affrontements et sous contrôle judiciaire, qui a été agressé dans le 19e à Paris le 21 juin, la mobilisation des enquêteurs et des médias a été large et même vive. Après quelques tergiversations, la justice a qualifié l’agression de ce jeune de 17 ans d’acte antisémite. Et l’antisémitisme existe et est intolérable.

Le cas dans ce sujet est, on dirait, celui d’un chien sans collier égaré puis écrasé par un wagon sans conducteur. L’indifférence totale des intellos épris d’asséner par leurs opinions que le Bio est l’actu primordiale et la Chine un merdier scandaleux ! Il s’agit de Noureddine Rachedi tabassé entre la nuit du 24 au 25 juin, un statisticien de 30 ans ressortissant de Guyancourt, dans les Yvelines.

Rachedi Noureddine

Où est la TV qui a défendu Rudy ?

Le patronyme de ce sous-citoyen à consonance similaire avec celui de l’officielle et silencieuse Fadéla Amara, chargée des quartiers dits « sensibles » ainsi que celui de l’oublieuse (vacances obligent) Madame la garde des Seaux, est celui d’un administré, dernier-né des générations maghrébines.

Ce soir-là, Noureddine Rachedi, descendant du train Paris/Saint-Quentin avant 1 heure du matin, coupe par le parc de l’université de Guyancourt, le raccourci fatal, pour rentrer chez lui. Il croise deux individus. L’un d’eux, avec ton très sec, lui demande une cigarette. Puis le questionne : « s’il est musulman ? » Noureddine répond par l’affirmative. L’agresseur continue  : « Depuis combien de temps tu es en France ? » Noureddine réplique qu’il y est né et qu’il y a toujours vécu. L’individu lui demande alors ce qu’il pense de la situation en ex-Yougoslavie, quelques jours après l’arrestation de Radovan Karadzic, ex-dirigeant des Serbes de Bosnie, accusé notamment d’avoir organisé le massacre de 8 000 musulmans à Srebrenica. Noureddine Rachedi ne comprend pas pourquoi on lui demande ça ? La réponse est claire : « Parce que nous sommes des nazis. » Ils mettent fin à la conversation et le tabassent à deux. Une fois terminé  : « Ça y est, c’est bon, on se casse ! », lâche l’un des deux individus.

L’agression comporte plusieurs coups de pieds sur l’ensemble du corps et sur la tête. La victime se relève et craignant qu’ils ne reviennent, elle se rend en courant sur le boulevard Beethoven. Et téléphone immédiatement aux pompiers qui la transportent aux urgences. L’unité médico-légale de Versailles lui diagnostique des plaies au crâne, plusieurs hématomes sur le corps et le visage, et un pneumothorax (déplacement du poumon). Et lui prescrit vingt et un jours d’incapacité temporaire de travail (ITT).

Le lendemain, le 25 juin, Noureddine dépose plainte auprès du commissariat. La police qualifie l’affaire de « violences volontaires aggravées en réunion ». Grâce à des photos, Noureddine identifie l’un de ses agresseurs. Un jeune de 18 ans connu, lui aussi, des services de police comme l’agressé du 19e arrondissement parisien, par la police pour des actes de violences et militant d’extrême droite. Lors d’une perquisition de sa chambre, les policiers ont trouvé « deux armoires pleines de documentations nazies ». Le second agresseur est toujours recherché.

Trois jours plus tard, la victime revient au commissariat demander pourquoi le caractère raciste n’a pas été retenu sur sa plainte. La police lui indique qu’il faut en faire la demande auprès du procureur. Est-ce obligatoire ? Cette qualification relève-t-elle uniquement d’une décision de la magistrature ? Seuls les critères de « violences volontaires avec incapacité totale de travail (ITT) supérieure à huit jours et commises en réunion » et avec « circonstance aggravante en relation avec l’appartenance supposée ou réelle à une religion », ont été retenus.

Selon son avocat, deux hypothèses justifieraient le fait que la police n’ait pas relevé le caractère raciste qui est une circonstance plus aggravante dans ce type de cas. « Il est possible que la police reste très précautionneuse avant de qualifier un acte de raciste, par peur de porter cette responsabilité. Elle peut également subir une certaine pression, et ne veut pas que les statistiques d’agressions racistes augmentent. »

Devant ce « deux poids, deux mesures », l’agressé trouve écho qu’auprès des cercles communautaires pour se faire entendre. Il reçoit le soutien des Indigènes de la République, association dénonçant le racisme postcolonial. Et choisit de s’exprimer sur un forum de même type.

C’est ainsi que les replis communautaires se multiplient et foisonnent. L’asymétrie entre la relative indifférence qui entoure l’affaire de Noureddine Rachedi et le traitement réservé à l’agression, qualifiée d’antisémite par le parquet, du jeune Rudy, n’est pas si difficile à relater.

La voie qui alimente les futures émeutes des perclus de la citoyenneté républicaine se dessine, de cette manière, à entendre certains et à mépriser d’autres. L’incivilité de ne pas protéger par une justice impartiale, équitable et républicaine tous les Français, accorde des largesses pour que l’islamophobie devienne institutionnelle. Et dans ce cas, admise par un silence des philosophes et autres médiateurs, elle semble bien structurelle.

vin �tu�^�Yd’incapacité temporaire de travail (ITT).

Le lendemain, le 25 juin, Noureddine dépose plainte auprès du commissariat. La police qualifie l’affaire de « violences volontaires aggravées en réunion ». Grâce à des photos, Noureddine identifie l’un de ses agresseurs. Un jeune de 18 ans connu, lui aussi, des services de police comme l’agressé du 19e arrondissement parisien, par la police pour des actes de violences et militant d’extrême droite. Lors d’une perquisition de sa chambre, les policiers ont trouvé « deux armoires pleines de documentations nazies ». Le second agresseur est toujours recherché.

Trois jours plus tard, la victime revient au commissariat demander pourquoi le caractère raciste n’a pas été retenu sur sa plainte. La police lui indique qu’il faut en faire la demande auprès du procureur. Est-ce obligatoire ? Cette qualification relève-t-elle uniquement d’une décision de la magistrature ? Seuls les critères de « violences volontaires avec incapacité totale de travail (ITT) supérieure à huit jours et commises en réunion » et avec « circonstance aggravante en relation avec l’appartenance supposée ou réelle à une religion », ont été retenus.

Selon son avocat, deux hypothèses justifieraient le fait que la police n’ait pas relevé le caractère raciste qui est une circonstance plus aggravante dans ce type de cas. « Il est possible que la police reste très précautionneuse avant de qualifier un acte de raciste, par peur de porter cette responsabilité. Elle peut également subir une certaine pression, et ne veut pas que les statistiques d’agressions racistes augmentent. »

Devant ce « deux poids, deux mesures », l’agressé trouve écho qu’auprès des cercles communautaires pour se faire entendre. Il reçoit le soutien des Indigènes de la République, association dénonçant le racisme postcolonial. Et choisit de s’exprimer sur un forum de même type.

C’est ainsi que les replis communautaires se multiplient et foisonnent. L’asymétrie entre la relative indifférence qui entoure l’affaire de Noureddine Rachedi et le traitement réservé à l’agression, qualifiée d’antisémite par le parquet, du jeune Rudy, n’est pas si difficile à relater.

La voie qui alimente les futures émeutes des perclus de la citoyenneté républicaine se dessine, de cette manière, à entendre certains et à mépriser d’autres. L’incivilité de ne pas protéger par une justice impartiale, équitable et républicaine tous les Français, accorde des largesses pour que l’islamophobie devienne institutionnelle. Et dans ce cas, admise par un silence des philosophes et autres médiateurs, elle semble bien structurelle.

Source : Argothème

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Amnésie : trouble neuropsychologique consistant en une altération de la mémoire. Trouble de l’orientation dans le temps et tendance à l’affabulation l’accompagnent souvent..
Hopital silence, chhut!…

Il n’est pire amnésique que celui qui ne veut pas se souvenir. Et s’il est sourd en plus…
On en a la preuve presque tous les jours dans la presse française sauf peut-être « Mediapart » et « Le Canard Enchaïné ».

Trois exemples très ordinaires de ces amnésies

1er exemple

« Rue 89 » relate dans un article intitulé « Quand Dieudonné dénonçait Le Pen, le grand marabout borgne » l’engagement politique de Dieudonné avec des approximations et des oublis qui laissent penser que l’auteur de l’article était soit au début de la maladie d’Alzheimer, soit se réveillait le lendemain d’une soirée très arrosée.

Cela commence par « A partir de 2000, l’engagement politique de Dieudonné devient confus. Il est poursuivi à plusieurs reprises pour diffamation raciale. Autrefois sympathique, l’homme devient agressif, sulfureux. »

Ensuite, ça continue avec le rappel du sketch de 2003 situé par Rue 89 en 2004… Puis on passe directement à 2006 et la participation de Dieudonné à la fête du FN et le fameux baptème accepté comme authentique même si rien ne le prouve. Pas un mot sur l’affaire de « la pornographie mémorielle », ni sur le harcèlement et les menaces dont il a été l’objet, ni sur son agression à 4 contre 1 en Martinique avec condamnation à de la prison ferme des agresseurs à passeport israélien, ni sur le soutien sans faille du peuple martiniquais, ni sur la rencontre avec Aimé Césaire.

Une amnésie qui mériterait un examen sérieux dans une consultation de neurologie…

2ème exemple

L’affaire Siné mobilise les plus grands esprits de France. D’un côté ses défenseurs qui ont compris qu’il s’agit d’un règlement de compte fumeux doublé d’un coup politique pour diaboliser une partie de la gauche de la gauche. De l’autre, des écrivains de prestige, certains se disent philosophes qui ont examiné la vie de Siné à la loupe, ont ouvert leurs dossiers et en ont extrait certaines paroles de Siné qui ont pu le faire passer pour antisémite. Ils ont repris une plainte pour des paroles que le caricaturiste complètement bourré au whisky avait proféré dans un contexte d’attentats en France et d’exactions israéliennes contre les palestiniens. Plus fort encore, le détournement du « réquisitoire » de Desproges à l’encontre de son ami Siné qu’il s’amusait à décrire à la façon dont ses détracteurs du moment le faisaient. Un article d’Edwy Plenel sur Mediapart remet les pendules à l’heure en rappelant les faits et leur contexte, un autre de Gérard Filoche aussi.

Ici, on est dans le cas d’une amnésie avec affabulation coutumière des grands traumatisés et des alcooliques gravement atteints frappés du syndrome de Korsakof

3ème exemple

12 jours après les faits, un article dans la grande presse « Le Monde » parle enfin de l’affaire de ce jeune français musulman sauvagement passé à tabac à cause de sa religion par deux hommes s’étant présentés comme nazis et sympathisants de Radovan Karadic.

Les sites Les ogres et « la banlieue s’exprime » malgré leur peu de moyens avaient mis en ligne le récit de ce jeune homme dés le 5 août. Sans doute, leur initiative a-t-elle porté ses fruits.

Les autres grands médias n’ont pas soufflé mot sur cette affaire qui est sans doute pire que celle qui avait touché le jeune Ruddy à Paris dans le 19ème. Deux jours à peine, le président de la république en personne avait condamné l’agression bientôt relayé par toute la presse et le monde politique.

Ruddy faisait partie d’une bande et avait eu à en découdre avec la police et la justice… Malgré cela et les doutes que cela inspire, deux jours après les faits, la France entière était sollicitée pour condamner cette horrible agression pour motif antisémite retenu comme circonstance aggravante.

Nouredine Rachedi, ne fait partie d’aucune bande et n’est pas fiché par la police, c’est un français tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Et pourtant, le motif raciste de l’agression n’a pas été retenu et, à ce jour, il n’y a aucune réaction des politiques, du ministère de l’intérieur, de la présidence et des intellectuels et autres personnalités.

Là, on est dans l’aboulie et l’apathie qui accompagnent souvent les grandes amnésies. Le sujet, perd la notion de l’importance ou non des évènements, néglige ses jugements, ne prend plus d’initiative et a perdu son dynamisme et sa réactivité.

Le devoir de mémoire n’a ni yeux, ni oreilles, ni bouche dans certains cas. Ainsi, sans presse pour annoncer et dénoncer, sans personnalité pour porter les drapeaux du rassemblement contre absolument toutes les barbaries, tous les racismes, la mémoire du pays s’étiole, la conscience se liquéfie et les instincts les plus bas se libèrent…

La France devient-elle un bateau ivre qui va échouer ou se briser ?

Source : Miltondassier

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Diasporablog s’élève avec indignation contre cette barbare agression visant un membre de la communauté musulmane de France, agression inacceptable et qui doit être sanctionnée avec la plus vive sévérité. Rien ne doit arrêter la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

Les propos que les agresseurs ont adressés à leur victime ne devraient laisser aucun responsable des institutions de la communauté juive de France indifférent. Ils doivent sans tarder prononcer publiquement leur désapprobation de tels actes et apporter leur entière solidarité a la famille de la victime et a la communauté musulmane de France, comme d’autres l’ont fait envers la communauté juive en d’autres circonstances.

Diasprablog

Suite a cette information dont diasporablog avait été le seul media de sensibilité juive a l’avoir publiée, nous avons reçu le message suivant de Nouredine Rachedi, la victime de cette agression :

« Bonjour,

Je suis Nouredine RACHEDI, et je voulais vous dire que j’ai été très touché par votre témoignage de soutien. Il est d’un réconfort qui m’apaise. A l’heure où je reçois beaucoup de messages de soutien, je me rends compte que mon histoire, si horrible soit elle, offre une opportunité de témoigner que la lutte contre tous les racismes est la lutte de tous les citoyens. L’antisémitisme est, comme tous les racismes, inacceptable. C’est notre combat à tous, et la clarté de votre indignation est tout à votre honneur.

Veuillez agréer, Monsieur KOCH, mes sentiments les plus sincères.

Nouredine RACHEDI »

Source : Diasporablogj

Date : 07/08/2008

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Et pendant ce temps-là, pendant que le débat bat son plein sur le retour de l’antisémitisme, qui n’en finit pas de revenir, pendant que la Serbie livre Radovan Karadzic au TPY en guise de billet d’entrée pour l’Union Européenne, pendant que des sophistes de profession nous expliquent que mépriser, insulter et inciter à la haine d’une religion n’est pas diffamer sur la « race » (sic) ou les « origines » d’une personne, qu’il ne faut pas tout confondre…

Ne sait-on pas qu’au bout de l’islamophobie, il y a bien les faits de violence envers les musulmans. Ou fait-on semblant de ne pas le savoir. Pendant ce temps-là, deux petites frappes nazillones, dans le débat en cours, ont tranché de manière concrète et pratique…

Pendant que le réel reprend ses droits, et dans un silence assourdissant, une nouvelle « Affaire RER D », mais cette fois-ci inversée, se déroule sous nos yeux. Affaire, qui, elle, ne concerne, il est vrai, qu’un musulman ; affaire, qui, elle, est banalement vraie ; et bien sûr, affaire, qui n’intéresse d’aucune manière ni la médiasphère ni le monde politique français :

« Dans la nuit du jeudi 24 juillet 2008 au vendredi 25 juillet 2008, descendant du train Paris-Saint Quentin et devant rentrer à pied chez moi, je décide de couper par le parc de l’université. C’est alors que je croise sur ma route deux individus qui m’accostent pour me demander une cigarette. Je leur explique alors qu’il me sera difficile de leur en donner car il ne m’en reste presque plus. Le premier s’approche de moi et me demande si je suis musulman. Ce à quoi je réponds, oui . Il me demande ensuite depuis combien de temps je suis en France. Je lui réponds que je suis né en France et que j’y ai toujours vécu.

Intrigué par ces questions, je lui demande pourquoi il veut savoir tout ça. Le second s’approche alors de moi et me répond « Parce que nous sommes des nazis ». Il me demande ensuite ce que je pense de l’état de la Yougoslavie. Ce à quoi je lui réponds : « On ne se connaît pas, je suis fatigué, je veux rentrer chez moi. De toute façon, vous avez envie de me casser la gueule, c’est ça ? « . « C’est possible » me dit-il. « Mais que penses-tu de ce qui se passe en Yougoslavie ? « . Je réponds que je ne sais pas.

Soudainement le premier d’entre eux me porte un coup de poing au visage. Je tombe à terre et là ils commencent à m’administrer une série de coups pieds sur l’ensemble du corps et de la tête. Je me protège comme je peux , en me recroquevillant sur moi-même, mes mains me couvrant la poitrine. L’action est très rapide. J’entends l’un d’entre eux déclarer : « C’est bon, on se casse ».

Me relevant et craignant qu’ils ne reviennent je me rends en courant sur le boulevard Beethoven. Vu mon état je téléphone immédiatement aux pompiers qui une fois sur place me transporteront aux urgences. Bilan, j’ai deux plaies au crâne, sept points de suture, des hématomes au visage et dans le dos, et un pneumothorax traumatique (un poumon légèrement perforé par une côte). Les gestes usuels tels que s’asseoir, se relever ou s’allonger me demandent des efforts pénibles. Après examens à l’unité médico-légale des Yvelines, une incapacité totale de travail au sens pénal de 21 jours a été prononcée.

Je me sens encore choqué par l’agression, je n’arrête pas d’y penser et de me repasser le film dans ma tête. Malgré mes peurs j’ai néanmoins porté plainte car je suis très attaché à ce que le caractère raciste de cette agression soit reconnu. »
(Nouredine Rachedi)

Source : bellaciao.org

Date : 02/08/2008

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